Pleix

Posted: February 16th, 2009 | Author: Adeline Wessang | Filed under: no blah blah: one artist | Tags: , | No Comments »

dog_car

vidéo pour Sony, 2007

“Créé en 2001, Pleix naît d’une collaboration de sept artistes (graphistes designers, artistes 3D, musiciens…) avec la même volonté de mêler leurs compétences, de manière à mettre en place une plus grande liberté pour des projets variés.
L’empreinte de Pleix pourrait être un travail commun sur les limites, les contradictions, les accidents qui montrent ces états d’incertitude, de fragilité inhérents au monde numérique.
Après avoir travaillé pendant un certain temps pour d’autres, nous avons eu très envie de faire nos propres projets. Nous avons donc créé Pleix.
Notre activité est guidée par deux principes fondamentaux : la passion et le partage de notre passion. Faire des films est plus important pour nous que de juste avoir un discours théorique ou intellectualisé. Ce n’est ni du divertissement, ni de l’esthétisme, juste une idée à faire passer, qu’elle soit émotionnelle, instinctive, intellectuelle, engagée, ludique etc…
Nous sommes sept individus et nos aspirations sont donc multiples. Nous nous inspirons de la société, du monde qui nous entoure, de notre vie quotidienne ainsi parfois de notre enfance (jeux vidéos, mangas…).
Nous essayons d’agir comme un miroir déformant, essayant d’exagérer graphiquement et symboliquement certains aspects de la vie qui nous ont choqué ou au contraire qui nous ont plu. Nous aimons jouer avec le côté ludique des choses.”

nuitblanche07
Astral Body Church, installation pour la Nuit Blanche 2007

Interview de Pleix par Loic Sattler pour UAILAB (2005)

Pleix in a few words ?

Pleix is a virtual community of digital artists all based in Paris. Some of us are 3D artists, some others are musicians or graphic designers.

Now why the name “Pleix” ?

We have chosen “Pleix” because it sounds funny and we all liked the writing form of the letters, no one did hate it, so…

Explain what brought you together and how you are working together.

We don’t like putting our names in front… we sign all our projects under the name Pleix, and that’s very important ! We are all complementary technically and creatively and it’s an ideal situation for us to be together. We just want to do our own projects in different fields (commercials, videos, art exhibitions, music etc…).
Being 7 makes our inspiration sources very large, coming from many different fields like cinema, art, TV, comic books and cartoons… We like to produce tension by joining together heterogeneous graphics, videos and sounds that generate different ambiances, atmospheres, a same work on the edge of things and we all love to use technical accidents when they’re nice ! We love to be surprised.

What is the main concept behind Pleix ?

We all find our inspiration in our society, our world full of contradictions. We usually try to have a few ways to “read” our films, a bit like a subliminal message. You can watch our videos without thinking of it or notice it and find something more sensitive. People are free to see what they want.

Without analyzing each movie, you keep working in electronic worlds, with heavy 3D and in a constant critic of our consumer world. Will the Pleix work remain like that in the future ?

We hope not ! We are learning everyday and love to have new experiences. But the techniques we are using for our projects are not really heavy. We don’t get money for most of the projects you can see on our website and there are many home made processes with common software on a simple PC or Mac. Anyone could do it…
More than critics, what we did in some of our movies was simply a way to show people how we felt about some social phenomena.

http://www.pleix.net/

birds
Birds (détail), vidéo pour Vitalic, 2006, Courtesy of Pleix


Paul Thek

Posted: February 14th, 2009 | Author: Adeline Wessang | Filed under: art sur canapé: exhibition reviews | Tags: | No Comments »

Cet artiste américain, né en 1933, a fréquenté le Pratt Institute de Brooklyn d’où il est originaire.

Son travail, qui est encore largement méconnu, a été longtemps sous-estimé. Mike Kelley, que l’on ne présente plus, a déclaré : On a le sentiment que Paul Thek a été délibérément mal interprété, ou exclus de l’histoire de l’art. Il a toujours été relativement bien accueilli à son époque, mais pour diverses raisons, il n’a pas été perçu comme représentatif de son temps. Soudain, aujourd’hui il interroge cette même histoire de l’art. Pourquoi ? La raison est évidente : beaucoup d’oeuvres récentes ressemblent à celles de Paul Thek. (a)

Le corps, la chair, comptent parmi les thèmes importants chez lui. En 1962, il peint La Naissance de Vénus, un motif abstrait évoquant la chair humaine. Quelques années plus tard, il réalise ses premiers moulages : ses parties génitales en plâtre auxquelles il ajoute des feuilles d’argent, des cheveux et des ailes de papillon.

reliquaire2

Untitled, 1966

Entre 1964 et 1966, il initie la série des Technological Reliquaries (Reliquaires Technologiques), il s’agit de boîtes en plexiglas contenant des morceaux de cire imitant la chair humaine de manière incroyablement réaliste.

Il déclare dans un entretien pour le journal hollandais De Volkskrant : A ce moment-là à New York, il y avait une telle tendance en faveur du minimal, du non-émotionnel, même de l’anti-émotionnel, que je voulais dire de nouveau quelque chose à propos de l’émotion, à propos de la face horrible des choses. Je voulais ramener les caractéristiques crues de la chair humaine dans l’art.
Paul Thek se réfère explicitement au Minimalisme avec cette série, exprimant une réaction à l’encontre des formes épurées et froides de cette tendance, alors en vogue.

reliquaire
Untitled, (détail), 1966

Pour sa pièce la plus connue, aujourd’hui disparue, The Tomb – Death of a Hippie (1967), il moule son propre corps, censé représenter la mort de l’artiste bohémien. Son décès, des suites de la maladie du SIDA en 1988, achève de donner un sens à cette oeuvre.

(a) Mike Kelley, “Mort et Transfiguration, une lettre d’Amérique”, Paul Thek, Castello di Rivara, Turin, 1992, pp. 15-25.

Sources :

Paul Thek – The wonderful world that almost was, ouvrage collectif, Witte de With, Rotterdam, Neue Nationalgalerie, Berlin, Fundaciò Antoni Tàpies, Barcelone, Kunsthalle Zürich/Museum für Gegenwartskunst, Zürich, MAC et galeries contemporaines des Musées de Marseille, Marseille, 1995

Ouvrage à paraître le 27 février 2009 :

Paul Thek : Artist’s Artist, ouvrage collectif, ZKM et Center for Art and Media Technology, MIT Press, 2009

thek
Paul Thek dans son atelier à New York, 1967