Danny Lyon

Posted: November 6th, 2016 | Author: | Filed under: portfolios | Tags: , , , , , | No Comments »
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American photographer and filmmaker born in 1942

USA. Louisville, Kentucky. 1966. Crossing the Ohio.

USA. Griffin, Georgia. 1962. Racer.

USA. Elkhorn, Wisconsin. 1963. Rider's meeting.

USA. La Porte, Indiana. 1962. Ronnie and Cheri. La Porte, Indiana.

USA. McHenry, Illinois. 1965. Racers.

USA. Chicago. 1965. Corky and Funny Sonny.

USA. 1966. A page from Johnnie Davis' scrap book.

USA. Schererville, Indiana. 1965. Sparky and Cowboy (Gary Rogues).

USA. Louisville, Kentucky. 1966. From Lindsey's room.

USA. Elkhorn, Wisconsin. 1966. Cal.

P4851-0053, 9/12/08, 1:57 PM, 16G, 4184x5920 (1064+592), 100%, Custom, 1/80 s, R48.8, G33.3, B56.1

USA. Prairieville, Louisiana. 1964.

USA. Schererville, Indiana. 1964. Racer.

USA. Chicago, Illinois. 1965. Santa Fe track.

USA. Wisconsin. 1965. Route 12.

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USA. Chicago, Illinois. 1965. Corky at home.

USA. Milwaukee, Wisconsin. 1965. Funny Sonny packing with Zipco.

USA. Chicago, Illinois. 1965. Benny, Grand and Division.

USA. Elkhorn, Wisconsin. 1965. Outlaw camp.

USA. Midlothian, Illinois. 1965. Seventeenth Annual World's Largest Motorcycle Blessing, St. Christopher Shrine.

USA. Detroit, Michigan. 1965. Renegade's funeral.

USA. Detroit, Michigan. 1965. Renegade's funeral.

USA. Chicago, Illinois. 1965. New York Eddie's.

USA. Cicero, Illinois. 1965. Benny at the Stoplight.

USA. Illinois. 1965. Outlaw women, Starved Rock picnic.

USA. McHenry, Illinois. 1965. Racers.

USA. Chicago. 1965. Gaucho field meet.

USA. McHenry, Illinois. 1965. Brucie, his CH, and Crazy Charlie.

USA. 1966. Johnny Davis's scrapbook.

 


Bill Bernstein

Posted: May 14th, 2016 | Author: | Filed under: portfolios | Tags: , , | No Comments »
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When New York was the epicenter of Disco during the late Seventies

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Al Vandenberg

Posted: May 14th, 2016 | Author: | Filed under: portfolios | Tags: , , | No Comments »
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American photographer (1932 – 2012)

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Corey Arnold

Posted: November 5th, 2013 | Author: | Filed under: portfolios | Tags: , , | No Comments »
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Alaskan photographer and commercial fisherman

GRAVEYARD POINT

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FISH-WORK EUROPE

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WOLF TIDE

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ARCTICNESS

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Gillian Laub

Posted: October 6th, 2013 | Author: | Filed under: portfolios | Tags: , , | No Comments »
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American photographer born in 1975

PAGEANTS

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Eva Truffaut

Posted: August 9th, 2013 | Author: | Filed under: interviews | Tags: , , | No Comments »
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OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Vous étiez aux Rencontres d’Arles récemment.

Je rêvais de tomber sur quelqu’un dont le travail allait me provoquer un coup de poing, en me disant que je n’avais jamais vu ça auparavant. Ca été le cas la première fois que j’ai vu les photos de d’August Sander puis celles de Cindy Sherman, ou Nan Goldin, à la Grande Halle de la Villette. C’était bouleversant. Je me demandais comment on pouvait faire des photos aussi crues. Ensuite, je me souviens de ma découverte d’Annelies Strba puis de Richard Billingham, qui prenaient en photo leur famille.
Depuis ces “chocs”, je n’ai pas été surprise par grand chose en matière de photographie.

Aujourd’hui, avec la prolifération des images sur des sites web, des tumblr, on a tendance – peut-être – à oublier ce qu’on voit. Les images sont vite digérées.

En tout cas, les dernières images qui m’ont marquée et dont je me souvienne ont été faites dans les années 60-70.
William Gedney a vécu dix ans avec une famille qu’il a photographiée. J’ai découvert son travail via des archives universitaires américaines. Ce qui est étonnant chez lui, c’est le temps qu’il s’offre avec ces gens avec lesquels il travaille. Il y a plus de  3 000 images, donc là ça devient intéressant d’autant plus qu’on a l’impression qu’il a tout tiré, sans hiérarchie, sans rien jeter.

Ca m’évoque le travail de Jacob Holdt, qui a sillonné les Etats-Unis pendant pas mal d’années et a séjourné dans plus de 400 foyers. Il en résulte une banque d’images absolument incroyable.
A propos de banque d’images, j’ai noté que votre travail n’apparaissait ni sur le blog, ni sur le tumblr.

Oui, j’en ai bloqué l’accès avant l’exposition à la Galerie Chappe. Je ne voulais pas que les images soient visibles en ligne.
J’utilise ces deux plateformes, qui sont assez complémentaires. Blogger est pratique pour mettre “en famille” les choses, et Tumblr pour visionner les archives, ma préférence d’archivage privé va néanmoins à Flickr qui reste un excellent outil de la sauvegarde à la mise en album, un rêve pour qui a la manie de l’archive.

21© Karolina Bomba

Le blog contient d’ailleurs essentiellement des choses que vous sourcez.

Oui et sans commentaire ajouté car j’aime assez que les choses soient un peu muettes. Je cite juste mes sources. Il appartient aux gens de poursuivre le travail de curiosité ou pas.
Mais il faut que je retire l’outil qui permet de savoir combien de personnes visitent mon blog. Car de fait, cela a tendance à influencer les sélections qu’on fait et par moments, c’est difficile de ne pas céder à la course à la popularité. Le tumblr thisisnothappiness te rebloggue et tout à coup, tu te retrouves avec 200 000 personnes qui ont visité ta page dans la nuit, l’ignorer serait plus sain. Même chose avec Boing Boing.

A quelle fréquence alimentez-vous le blog ?

Avant c’était tous les soirs, scrupuleusement. Je préparais des dossiers très complets, je sélectionnais, je composais une mise en forme, une dramaturgie même.
Lorsque j’ai commencé à travailler sur l’expo, j’ai prévenu que l’activité serait suspendue pendant quelques temps. Je sais déjà qui sera la prochaine entrée…

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D’où vient le nom du blog : la mythologie des lucioles ?

Un des premiers livres sur la photo que j’ai lu, écrit par Denis Roche, s’appelait La Disparition des Lucioles. C’est un essai traitant de l’acte photographique. Je m’en suis souvenue lorsque j’ai créé mon blog. Mais d’une manière plus inconsciente, c’est surtout Georges Didi-Huberman et des écrits tardifs de Pasolini que j’avais en tête.
Si on se dit que l’inconscient est langage, la photographie qui m’intéresse dans ce cas, c’est celle en tant que langage de l’inconscient. L’image n’a rien à voir avec l’esthétique, elle est, de fait, beaucoup plus narrative, même si on ne le souhaite pas. Pour moi, même l’image la plus abstraite est totalement narrative.

Cela ouvre un champ des possibles.

Oui, car l’image permet beaucoup plus d’interprétations que le cinéma, le théâtre ou même la peinture. La photo montre quelque chose qui est déjà là. C’est toute la différence.
Pour en revenir aux lucioles; pour moi, c’est la parole chuchotée dans le noir. Quelque chose qui titille la persistance rétinienne. Vous le disiez tout à l’heure : on voit beaucoup d’images, on en oublie une grande partie, mais il y en a qui restent. C’est ce que j’avais en tête avec les lucioles. La persistance du fugitif, la survivance.

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Quel est votre premier souvenir lié à ce médium justement ?

J’ai eu un appareil entre les mains très jeune. Lorsque j’étais enfant, il existait l’Instamatic Kodak, juste avant le Polaroid SX70 . On mettait des petites cartouches en plastique à l’intérieur, et l’appareil était vraiment simple à utiliser. Du Fischer Price en somme !
Mon père prenait énormément de photos, de ma soeur et de moi.
Et lorsque j’ai commencé à faire de la photo, je ne me rappelle pas m’être dit qu’il fallait que je fasse attention au cadre. Je pense que ça venait de mon père. Il employait le terme “nettoyer le cadre” pour “cadrer” histoire de faire fi des détails superflus. Je pense que j’ai gagné du temps, en apprenant des choses de manière quasi instinctive à ce moment là.

Certaines biographies te concernant font mention d’un apprentissage de la photo plus tard aux côtés de gens comme Paolo Roversi, Jean-Baptiste Mondino.

Je dois rectifier cela, qui a été largement relayé sur Internet. J’étais styliste pour des magazines, le Elle italien et notamment pour City Magazine, un grand format qui ne publiait que du noir et blanc. Pour les séries mode, j’ai travaillé en tant que styliste avec des photographes, comme Paolo Roversi ou Peter Lindbergh ou Sarah Moon. J’ai observé leur façon de travailler. À mes yeux, Roversi vient de la peinture de la Renaissance italienne, alors que Lindbergh est surtout influencé par le théâtre berlinois, ou le Constructivisme. Sarah Moon, c’est plus complexe, plus mystérieux, plus sombre aussi; elle est.. lunaire, vraiment.
Ça a été un apprentissage, mais je ne m’en rendais pas compte. Et en même temps, j’ai des lacunes techniques. Ca se voit dans mon travail d’ailleurs : il n’y a ni précision du détail, ni recherche de la mise en scène extrêmement travaillée. Mais ça me correspond. Aujourd’hui, l’essentiel, pour moi, est de me débarrasser de ce que je ressens comme un excès d’esthétique.

Les photos sont principalement prises la nuit.

Pas toujours.
J’ai une série de photos que j’ai numérisées, un mélange de vieilles photos de ma famille et de photos plus récentes que j’ai prises de ma fille avec ses amis par exemple. Et pour cette série, cela n’a aucune importance que les photos aient été prises avec de la lumière naturelle. Je confronte les images avec du texte, je l’appelle mon roman photo familial, il y a une série en français et une en anglais. Et dans cette série, le texte m’intéresse plus que les images. Des phrases courtes, comme dégraissées et qui me permettent d’essayer de raconter une histoire, aux accents à la fois tragiques et comiques. Et selon le sens de lecture des images, le ton en est totalement modifié.

08© Nelson Bourrec Carter pour Eva Truffaut

Vous n’utilisez pas de pied pour travailler.

Jamais. Il ne s’agit pas d’un postulat artistique, c’est juste par pure flemme ! J’aime que les choses aillent vite. Je travaille d’ailleurs souvent avec du film périmé, car il est moins cher donc je peux en acheter plus pour le même prix. Donc ce n’est pas pour m’embêter par la suite avec la lumière ou le fait que je vais bouger légèrement l’appareil au moment de la prise de vue.
Je prends les photos sur le vif. Travailler autrement qu’à l’instinct, ça ne me réussit pas.

J’aimerais qu’on évoque ce flou qu’on retrouve dans beaucoup de vos images. Cela me rappelle un phénomène que je connais bien : la vision blurred qu’expérimentent les myopes.

Oui c’est exactement de ça dont il s’agit. Je ne porte jamais mes lunettes pour prendre des photos. Je suis myope et astigmate donc cela accentue ce phénomène de blurred. Je vois le monde sans mes lunettes et je le trouve plus beau de cette manière. Je n’ai pas un goût pour le détail à tout prix. Ca c’est une réponse un peu paresseuse je l’avoue.
Mais c’est parce qu’il y a aussi le fait qu’on m’a transmis cette culture de l’image lorsque j’étais enfant, via le cinéma notamment. Nous allions beaucoup au musée, il y avait des livres d’art à la maison et je me souviens également que ma mère achetait des magazines féminins. Les goûts en vogue en matière de photo allaient du côté de l’image surpiquée, à la manière de Sieff, d’Avedon. Ce n’est pas le genre d’image qui me touchait à ce moment là. J’étais déjà plus sensible aux photos plus artisanales faites à la chambre, avec deux secondes de pause. De même que le cinéma qui m’a le plus marquée, c’est celui de l’approximation, je pense notamment aux films muets. Il y a certainement des images séminales chez moi, chez Murnau par exemple. Disons qu’avant même de me rendre compte que j’étais myope, j’étais attirée par les images qui “palpitent”, qui ne sont pas nettes. Le grain si personnel de Sarah Moon répondait alors à cette attente. Sans parler de l’indéfinissable mystère opaque de Diane Arbus et de la cinématographie narrative poignante et tragique chez Robert Frank.

Est-ce-que l’emploi du noir et blanc vient aussi de ce cinéma ?

Là encore, c’est par paresse ! Et mon désir d’aller au plus vite mais surtout au plus simple pour la prise de vue. S’ajoute à cela le fait que je suis extrêmement tatillon avec la couleur. Il y a très peu de photographes qui savent travailler la couleur. Paul Outerbridge en faisait partie. Il travaillait dans les années 30 et ses photos avaient des couleurs très singulières, inédites,  débarrassées du superflu. Chez lui, aucune couleur ne vient perturber la vision. Elles sont toutes là pour une bonne raison. On retrouve cet héritage du traitement des chairs chez Bourdin.
J’ai été élevée avec les films de Chaplin et la télévision en noir et blanc. La couleur y est arrivée seulement dans les années 70. Le Photomaton pas plus que le Polaroïd n’existaient en couleur. Donc oui, ma culture visuelle vient du noir et blanc. Et mon utilisation du noir et blanc est davantage qu’un parti pris esthétique assumé et conscient. C’est d’abord un langage, et c’est le langage que j’ai appris. Le noir est blanc c’est ma langue maternelle.

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J’ai l’impression que vous travaillez par séries.

Ça peut m’arriver de faire des photos isolées, mais c’est assez rare. Je pense que ça vient de la culture du pictogramme. Quand on développe soi-même ses photos, au moment du développement, on réalise qu’on fait du film, avec une suite d’images. On a le choix ensuite de les dissocier ou de les enrouler ensemble pour faire un film. Finalement, il n’y a qu’avec le numérique qu’on ne se rend pas compte de cette notion, puisqu’il n’y a pas de film dans l’appareil.
Dans ma tête les choses se mettent par séries en général.

Et cela semble se prolonger dans l’accrochage de votre exposition à la galerie Chappe. Je pense notamment à cette série de portraits, rassemblés dans un coin de la galerie d’une façon non-conventionnelle puisque les photos n’étaient pas accrochées les unes à côté des autres mais accolées les unes aux autres dans un élan vertical.

C’est vrai que je préfère lorsque les choses sont accumulées et non pas mises en ligne ou isolées. Si c’est le cas, ça m’ennuie. Toutes ces mises en place rectilignes, linéaires et calibrées de galeries qui finissent par se ressembler et ne tiennent parfois pas compte de l’oeuvre dans son ensemble. Ces règles arbitraires, dogmatiques au moins, d’Agata, les a bousculées au BAL et c’est tant mieux.
Je repense à Boltanski, lorsqu’adolescente j’ai découvert ses premières accumulations de visages, ça m’a passionnée. Enfin quelqu’un parlait ma langue, c’est ce que j’ai pensé à l’époque. Et puis si je creuse un peu plus, je dirais que ça vient surtout d’images furtives de mon enfance. Les empilements de valises, de chaussures, de photos… Je suis une enfant gâtée des années 60 mais je suis indubitablement une enfant des enfants de la Shoah. Au fond, c’est là ma vraie culture.

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A propos de la série que j’évoquais précédemment, il me semble même qu’on pourrait évoquer un autel, pas nécessairement au sens religieux du terme d’ailleurs. Mais plutôt comme un monument devant lequel on peut choisir de se recueillir.

C’est probablement une chose vers laquelle je tends. Mais c’est assez inconscient.
Dans cette maison où je vis, il y a eu une vitrine que j’avais récupérée et dans laquelle j’avais placé tout ce que je chérissais. Une sorte d’ex-voto composite et gigantesque. Maintenant, ces objets sont dans des valises, ils ne sont plus montrés. Le mur vitrine est devenu un mur de valises.
Cette idée d’ex-voto ou d’autel est venue tardivement, inconsciemment . Et de manière païenne car je suis athée. C’était davantage pour conserver des objets et les photos qui auraient pu disparaître. Il y a le rapport à la mémoire, c’est certain. J’ai perdu mon père très jeune, j’avais 23 ans. Et ma meilleure amie au même moment. J’ai sans doute pris conscience assez tôt qu’il fallait que je garde des traces.

Toutes les images : Courtesy de l’artiste, sauf mention spéciale

http://eva-truffaut.blogspot.fr/


Charles Fréger

Posted: May 11th, 2013 | Author: | Filed under: portfolios | Tags: , , , , , | No Comments »
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French photographer born in 1975

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Aline Zalko

Posted: December 11th, 2012 | Author: | Filed under: interviews | Tags: , , | No Comments »
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Si savoir dessiner n’est pas essentiel pour un épicier, pour un artiste c’est un impératif !
Erik Dietman ( in cat. L’amour de l’art. Biennale d’art contemporain de Lyon, 1991, p. 98)

Aline Zalko a étudié à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Elle en sort diplômée en 2005, avec en prime les félicitations du jury pour son mémoire et son travail présenté lors de l’exposition Almost Manhattan – Rêver New York.
Les techniques qu’elle utilise sont les crayons de couleur et le pastel. Si les crayons de couleur ont une connotation enfantine, le potentiel qu’ils offrent à ceux qui pratiquent le dessin est très intéressant : ils permettent de définir à la fois les formes et les couleurs, ce que les autres techniques ne permettent pas. Les crayons de couleur donnent également la possibilité de traduire différents degrés d’intensité d’ombre et lumière, des dégradés plus ou moins subtils et enfin une trame, c’est-à-dire l’effet visuel produit par la superposition de couches de hachures.
Le pastel est une technique qui permet de varier les effets et d’obtenir des couleurs lumineuses. La technique minutieuse du crayon de couleur combinée à celle du pastel offre des résultats pour le moins intéressants. Dans les deux cas, il n’y a aucun repentir possible.
Interview d’une artiste à suivre…

Teeth, crayons de couleur sur papier, 2012. 27 x 17cm

Etes-vous dessinatrice ou illustratrice ? Ou les deux ?

Il n’y a pas de différence entre les deux car dans les deux cas, on dessine. Ceci dit, lorsque tu es illustrateur tu réponds à des commandes. Dessinateur est un terme plus général, il peut désigner aussi un travail plus personnel.
Dans l’absolu, je préfère le terme dessinatrice, c’est le terme le plus simple et qui me plait le plus car il comporte le mot “dessin”.
D’ailleurs la plupart du temps, je fais un travail qui est le plus personnel possible, même quand je réponds à une commande.

Effectivement, il m’a toujours semblé que le terme “illustrer” impliquait un point initial auquel on ajoute du contenu.

Oui, le point initial de l’illustration c’est le texte. Ca peut être un article, qu’il faut traduire en une image.
A une époque, j’ai été très inspirée par Saul Steinberg, illustrateur et dessinateur, qui affirme son style jusque dans son travail de commande.

Comment êtes-vous venue au dessin ?

J’ai toujours dessiné. Ma mère m’a beaucoup valorisée et encouragée dans ce sens. Dessiner faisait déjà partie de mon identité. Quand je dessinais, mes amis regardaient toujours ce que je faisais par-dessus mon épaule et me demandaient de leur donner des dessins. Je crois que c’est d’ailleurs la seule chose que je faisais bien !

Dessiner était donc une évidence.

Oui, mais cette évidence aurait pu me quitter si mes parents ne m’avaient pas encouragée. S’ils avaient voulu que je sois médecin par exemple, ça aurait été différent, peut-être. Ma mère était peintre et elle m’a dit qu’elle avait décidé de me transmettre ce “don” lorsqu’elle était enceinte de moi, et elle a pratiquement arrêté de peindre à ma naissance. Je n’y ai pas vu quelque chose de lourd à porter.

On peut parler d’une filiation…

Oui. Elle a vécu dans un kibboutz et son rôle était celui d’être une artiste, c’est-à-dire de peindre, dessiner. Toutes les tâches artistiques du kibboutz lui revenaient et je crois qu’elle a vécu ça comme un fardeau ou tout au moins comme un devoir.
Je me souviens, lorsque j’avais cinq ans, elle m’a montré un dessin : le Christ jaune de Gauguin. Elle m’a demandé comment moi je le dessinerais. C’était un exercice que j’ai pris très au sérieux. Elle m’a vraiment stimulée.

Quel parcours avez-vous suivi ?

La conseillère d’orientation du lycée m’avait dit qu’il existait des écoles d’art mais que je n’y arriverais pas. La première année après le Bac, je n’ai pas fait grand chose. Ensuite, je me suis rendue compte qu’il y avait les Beaux-Arts et les Arts Déco, les deux principales écoles d’art à Paris. En plus, elles étaient gratuites. J’ai pensé que j’apprendrais plus de choses aux Arts Déco – et puis ça rassurait davantage mes parents.
Aux Arts Déco on ne t’apprend pas vraiment à dessiner, mais on aiguise ta curiosité : est-ce-que tu vas te tourner vers la gravure pour traiter un sujet ? Ou le graphisme ? C’était très stimulant.

A partir de quel moment vous vous êtes dit que vous alliez en faire votre métier ?

Après le Bac je crois. Mais je n’y ai jamais vraiment songé. Je me disais aussi que je pouvais devenir journaliste. Je crois que ça tient au fait que mes parents n’avaient pas de plan de carrière pour moi, ça m’a donné une grande liberté dans les choix que j’ai faits.
Ensuite, je me suis posée la question “qu’est-ce-que je sais faire dans la vie ?”
– “dessiner”
Donc autant faire quelque chose avec ça, car je ne sais pas faire grand-chose d’autre !

Works, crayons de couleur, feutres, Bic sur papier, 2002. 21 x 29,7cm

Quelle place occupe l’art dans votre vie ?

Toute la place ! (rires)
Je plaisante, ça serait prétentieux de dire ça. Ceci dit, l’art occupe pas mal de place dans ma vie, c’est certain. Mais je ne fais pas la différence entre l’art et la vie, pour être tout à fait sincère. Je ne passe pas tout mon temps à dessiner mais le dessin n’est jamais loin. Si je ne pouvais plus dessiner, je me sentirais inutile.
Lorsque je prends le bus et que je trouve une fille jolie, je me dis que j’aimerais bien la dessiner. C’est quelque chose d’instantané.

See, crayons de couleur et pastel sur papier, 2012. 42 x 29,7cm

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ? Il m’a semblé que le cinéma en faisait partie.

J’ai toujours vu beaucoup de films, et c’est vrai que le cinéma me passionne. Mais il ne joue pas un rôle significatif dans mon travail, en tout cas pas en tant que tel.
En ce moment je fais une série qui est une déclinaison de portraits d’une actrice, Dakota Fanning. Mais c’est arrivé par hasard : en feuilletant un magazine je suis tombée sur son visage et j’ai eu comme un coup de foudre. Elle a des grand yeux, des cernes, une peau presque transparente, des cheveux blonds. L’opposé de moi, et d’ailleurs c’est peut-être la raison pour laquelle j’ai vraiment eu envie de la dessiner. J’ai voulu voir plus de choses d’elle, de son visage. Donc je suis allée voir les films dans lesquels elle jouait, même si ce ne sont pas des films qui m’auraient intéressée au départ. Le film de Spielberg La Guerre des Mondes en est un bon exemple. En revanche, je pense que Spielberg s’est dit la même chose que moi en la voyant car tout le film repose sur elle et son visage.
Et puis ça m’intéressait de voir comment on filme un enfant, quel point de vue adopter. J’ai remarqué que dans la plupart des films dans lesquels elle apparaît, elle est manipulée, contrainte, voire victime car enfermée.
Pour répondre à votre question, lorsque je regarde un film, je ne me dis pas “tiens, ça pourrait m’inspirer pour un dessin”. Je dirais que ça m’inspire au sens large.

Il y a une série entière consacrée à New York. Quel rapport entretenez-vous avec cette ville, dont les images sont très abondantes ?

Je suis allée à New York plusieurs fois. La première fois n’était pas du tout préméditée. J’ai suivi un ami, qui partait là-bas. J’ai eu un choc en arrivant dans cette ville, d’un point de vue esthétique. Tout d’un coup, les aquarelles de Fernand Léger, ou les photos de Walker Evans ont pris corps. J’ai vu des matières que je ne connaissais pas. J’ai eu envie de tout dessiner. J’ai commencé à utiliser le crayon de couleur à ce moment-là, certainement parce que c’était ce qu’il y avait de plus pratique et puis j’étais très inspirée par Saul Steinberg. C’était avant le 11 septembre, il y avait des constructions partout, avec des gros Caterpillar, des chantiers… Avant de partir là-bas, je dessinais pas mal de bâches de travaux à Paris, mais à New York, tout était ouvert, je pouvais voir la ville en train de se construire.
Ensuite j’ai décidé de faire un échange quand j’étais aux Arts Déco pour partir à New York. Je suis partie six mois, je suis rentrée et je suis repartie quelques mois de plus. New York doit se reconquérir à chaque fois. C’est une ville utopie. Quand je suis rentrée à Paris, j’ai continué à dessiner New York, comme une ville fantasmée. Rem Koolhaas a très bien parlé de tout ça dans son livre New York Délire.

Blue Truck, crayons de couleur, feutres, Bic sur papier, 2003. 21 x 29,7cm

Vous venez d’évoquer la série consacrée à New York, où il y a peu de personnages représentés : c’est la ville qu’on donne à voir. Dans les séries mettant des personnages en situation, j’ai remarqué qu’ils sont la plupart du temps isolés du fond, qui n’est d’ailleurs pas représenté. Qu’est-ce-qui conditionne ce choix ?

Je pense que c’est lié au médium que j’utilise, le crayon de couleur. Ca a aussi à voir avec l’esthétique du croquis, de l’esquisse, de quelque chose d’inachevé. Ca m’intéresse d’explorer cette idée. Bien que mes dessins de New York soient plus denses, les ciels sont blancs et c’est le papier que l’on voit. Comme je fais des dessins assez réalistes finalement, le fait de réserver un fond non travaillé me permet de “twister” l’ensemble. Le contraste m’intéresse, j’aime le très plein et le très vide, la transparence que me permet le médium me plait, comme l’aspect saturé.
Dans les dessins sur lesquels je travaille en ce moment, notamment la série des Dakota, le personnage est isolé du fond. Je me souviens avoir été marquée par les fonds sombres de Caravage, qui mettent en valeur les personnages. Ici, c’est pareil, sauf que le fond sombre est un fond blanc.

Quelles sont les différentes techniques que vous utilisez ?

Le crayon de couleur. Parfois du pastel. Pour la série New York, il y a aussi du stylo Bic et du feutre.

Plane Traces, crayons de couleur, feutres, Bic sur papier, 2005. 21 x 29,7 cm

Est-ce que le sujet conditionne la technique utilisée ?

Non, ce n’est pas le cas car le crayon de couleur reste mon médium de prédilection, pour l’instant en tout cas. C’est un médium qui me suit depuis l’enfance. J’aime son immédiateté, et le fait qu’il n’y ait pas de repentir car je ne peux pas gommer les crayons que j’utilise. Une erreur peut rester une erreur, mais elle peut aussi donner quelque chose d’intéressant.

A quoi ressemble une journée type de travail ?

Si j’ai une commande, comme cela s’est produit récemment pour le Fooding, j’ai un cahier des charges auquel je réfléchis pendant un moment. Je travaille avec une banque d’images. Quand j’étais petite, je découpais dans les magazines et je constituais des cahiers entiers remplis d’images et de photos récupérées. Aujourd’hui, quand je démarre une commande, je regarde ma banque d’images pour inventer une composition. Au moment de dessiner, il y a toujours une part d’imprévu, même si on ne l’imagine pas forcément car mes dessins sont très construits je crois. Ca peut être une couleur qui va m’emmener dans une direction inattendue.

Britney, crayons de couleur et pastel sur papier, 2011. 19 x 19cm

Vous avez récemment produit une série de dessins pour le Fooding. Comment s’est passé la commande ? Avez-vous ressenti des contraintes liées à ce type de travail ?

J’ai bénéficié d’une grande liberté, ce qui n’est pas toujours le cas dans l’illustration. On m’a demandé de réaliser dix dessins sur le thème de la province. J’étais complètement libre, il fallait juste que j’invente une histoire. En illustration, un minimum de narration est nécessaire, sinon ça ne marche pas. Dans le cas du Fooding, j’ai imaginé une voiture rouge qu’on retrouve dans chaque dessin. Je dirais que les deux principales contraintes d’une commande sont le délai de livraison d’une part et la compréhension du travail proposé d’autre part.

La Montagne, crayons de couleur sur papier, 2012. 21 x 29,7cm

J’ai envie de vous poser une question plus intime : quel serait votre rêve ?

Mon rêve serait de rester curieuse et inspirée. L’horreur pour moi, ça serait que le crayon me tombe des mains. Ca arrive parfois… Mais ça fait longtemps que ça ne m’est pas arrivé. Je pense qu’il faut juste être patient et insister.

Et enfant, quels étaient vos rêves ?

Je n’en avais pas. Je voulais juste être tranquille ! Je plaisante. Je voulais être connue. Je crois qu’on dessine aussi pour que les dessins soient regardés.

Quels sont vos projets à court et plus long terme ?

Je n’ai que des projets à court terme. Pour l’instant, je souhaite continuer la série sur cette actrice (NDLR Dakota Fanning). J’ai pas mal d’idées, que je dois mettre en pratique, pour voir si elles fonctionnent.

http://www.alinezalko.com/

Toutes les images : Courtesy de l’artiste

Série Objets, crayons de couleur et pastel sur papier, 2012. 21 x 29,7cm


Chris Killip

Posted: May 26th, 2012 | Author: | Filed under: portfolios | Tags: , , | No Comments »
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British photographer born in 1946

http://www.chriskillip.com/


Mary Ellen Mark

Posted: March 30th, 2012 | Author: | Filed under: portfolios | Tags: , , | No Comments »
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American photographer born in 1940

Terry Richardson, New York, 2001

 

Dustin Hoffman with Jessica Lange, New York, 1982

Billy Barty with John Schlesinger, Los Angeles, 1974

Al Gore, Washington DC, 1993

Alan Arkin with Elliott Gould, Grossingers, 1970

Cyd Charisse, Los Angeles, 1998

Danny DeVito with Rhea Perlman, Salem, 1974

Francis Ford Coppola, Philippines, 1976

Martin Amis, Massachusetts, 1991

Jane Alexander with Harris Yulin, Brooklyn, 2005

Elaine De Kooning holding her cat, Long Island, 1983

John Belushi, Chicago, 1979

Hume Cronyn with Jessica Tandy, Sarasota, 1980

Donald Sutherland, Los Angeles, 1974

Richard Serra, Brooklyn, 2004

Tom Waits, Tulsa, 1982

Woody Allen, New York, 1979

Cate Blanchett with Brad Pitt, Morocco, 2005

Elizabeth Berkley with Paul Verhoeven, Los Angeles, 1995

Jeff Bridges with Cybill Shepherd, Culver City, 1999

Patrick Swayze, Lakeview, 1995

NAS, New York, 1998

Norman Mailer with his dog Hubert, Massachusetts, 1991

Brooke Shields, Israel, 1983

Annette Funicello, California, 1975

Jim Carrey, Hollywood, 2001

Matthew Barney, New York, 2003

Gay Talese with Nan Talese, New York, 2009

Candice Bergen with Louis Malle, France, 1980

Henry Fonda with Katharine Hepburn, New Hampshire, 1980

Etta James with her dog Strappy, Riverside, 1997

Melanie Griffith with Don Johnson, Sanibel Island, 1973

Marlon Brando, Philippines, 1976

Jodie Foster, Los Angeles, 1994

Michael Bloomberg, New York, 2004

Mike Nichols with Meryl Streep, Texas, 1983

Bob Fosse, New York, 1979

Milos Forman, Connecticut, 1978

Miranda Richardson on horse, London, 1999

Louise Bourgeois, New York, 2007

Lou Reed with Laurie Anderson and their dog, New York, 2001

Gayfryd Steinberg, New York, 1990

Peter Beard, Montauk, 2003

Paul Bowles, Morocco, 1983

Rupert Everett, Malibu, 1999

Sean Penn, New York, 1983

Martin Bell, Seattle, 1991

Jack Nicholson with Candice Bergen and Art Garfunkel, Vancouver, 1970

Alfred Eisenstaedt, New York, 1994

Sylvester Stallone, Los Angeles, 1991

Tim Burton, Trona, 2001

Kelsey Grammer, Los Angeles, 1997

Maya Angelou, New York, 1986

Dustin Hoffman with Sir Laurence Olivier, New York, 1975

Ralph Gibson, New York, 1973

Georgette Mosbacher, New York, 1990

Anselm Adams, Carmel, 1982

Marc Shaiman, New York, 2002

Milos Forman with Treat Williams, New York, 1978

Jean-Claude Van Damme, New York, 1994

http://www.maryellenmark.com/